Livre Fantome #68

A chaque fois qu’il parle, il meurt un peu. Et comme il parle beaucoup,
il meurt beaucoup. C’est le métier qui l’exige. Il parle et il ne sait plus ce qu’il dit, sa parole est renvoyée au néant, à la Nuit d’avant le temps.
Il ne pèse plus ses mots, ils se dispersent au vent.
La parole n’a aucun plan de consistance, c’est la paresse de l’esprit.
Elle l’éloigne de lui.