Livre Fantome #77

Il rencontre Angélique dans un bar du canal Saint-Martin où elle sert, et où lui consomme. Elle a terminé son service, ils fument un clope sur le trottoir, elle lui confie s’être fait tatouer sur le flanc la première partie du palindrome : « In girum imus nocte et consumimur igni ». Merde, du Debord, se dit O., ça ne peut pas être innocent. Il la bombarde de références théoriques pour la tester : Agamben... Deleuze... Badiou... Baudrillard... ils se reconnaissent : Lire, c’est se nourrir. Sans ça, ils ne se savent plus qui ils sont, les livres sont leur rempart contre l’oubli.